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Dans la nuit je m’éveille au son de mes presque-pleurs,
Ma vision se trouble, ma tête me lance,
Et j’ai dans la poitrine comme un goût doux-amer de vide et de douleur…
Je laisse échapper un cri silencieux,
La gorge déployée dans ma torpeur.
Je sens qu’à travers Sa Mort, c’est Lui qui respire, qui hurle à travers moi,
Je sens qu’à travers leurs peurs, ce sont eux qui m’empêchent de respirer;
Vieux démons enterrés qui n’ont trouvé nul autre moyen
Pour me rappeler que mon néant n’est jamais loin,
Que celui de me priver du plus juste des répits…
Et dans mon éveil d’outre-tombe
Je n’attends finalement qu’une Main Providentielle, Qu’un fil qui me retienne…
The Armada need you ! Even our beloved captain Cora vote !
If you’ve already vote, erase your cookies, and DO IT AGAIN !
Mais qui est c’robot
Qui sourit comme un idiot ?
Il ne savait faire que ça,
Sourire à tout va.
Il lui manquait une pièce,
Un écrou, trois fois rien.
Pas grand chose finalement
Mais tellement à la fois.
Ce petit truc qui fait battre les coeurs
Et font couler les larmes,
Ce petit engrenage
Qui débloque le bordel
Et fait jaillir les Âmes.
.
Aujourd’hui l’robot sourit encore,
Bien plus beau, bien plus fort.
Il lui arrive juste parfois
De verser quelques perles
Qui anoblissent sa Peine
Et subliment son Âme.
Mais l’robot est heureux
De savoir être un Homme.
.
Il a trouvé son engrenage,
Son p’tit machin en plus
Et voilà qu’son coeur bat bien mieux
Et ne sonne plus creux.
Il aura suffit de quelques mots,
D’un sourire, d’un regard
Pour qu’enfin il le trouve.
A travers une voix,
Un écran souvent,
Une étreinte parfois…
.
Son engrenage c’est Elle.
Celle qui cajole son coeur
Et panse ses Plaies.
Il a suffit d’un rien au fond,
De pas grand chose, trois fois rien…
Il ne lui manquait que Son Amour
Pour enfin être libre,
Être vivant…
Être Humain.
Dans mes songes je bouge,
Mon corps sombre et s’enfonce.
Il semble en souffrance,
Mes poings se serrent,
Ma mâchoire grince.
Mon Âme,
Elle, se délecte de visions enchanteresses.
.
Elle est là, contre moi.
L’oreille contre sa poitrine, j’entends
Le murmure de la vie qui
Court en elle.
Mes mains caressent la pâleur de sa peau, et,
Lentement je me redresse.
Mes lèvres vont chercher les siennes,
Je m’enivre de leur Nectar,
Me gave de notre passion
Et mon Être semble revivre
Un peu plus
A chacun de ses soupirs…
Je me donne sans limites
Et laisse l’ardeur d’une passion
Consumer mon cœur déjà cendré.
.
Dans la pénombre, encore une fois,
Je m’agite.
La sylphide m’embrase, me caresse
Et me fait sienne.
Sous les assauts de ses Envies je me tords,
La mords,
Frénétique.
Je gémis, je crie, je pleure
Mais ce n’sont pas des larmes.
Je pleure de désir, de plaisir, et,
Elle s’amuse à faire couler ces larmes
A coups de baisers lascifs
Et de doigté volage.
.
Je me retourne dans ma rêverie.
Dans toutes les réalités,
Je la veux, la désire.
Il n’y a plus qu’elle. Seule.
Je ne la veux que pour moi,
Je veux n’être qu’à elle.
.
Mais déjà mon rêve joli
N’a plus rien de joli.
Elle rouvre ses yeux, morts.
Elle sourit, c’est étrange,
Décharné…
Elle se relève, je me sens lourde.
Cette Méduse aux yeux verts me fige et rit.
Elle rit.
Encore et encore.
Ce rêve n’a plus rien de joli-joli.
J’ouvre la bouche, mais rien n’en sort.
J’ai peur.
Horriblement peur.
Elle s’éloigne, me laissant là.
Chaotiquement, je me redresse
Trébuche et tombe.
J’suis désarticulée,
J’me sens comme émiettée.
Elle accourt, se penche, s’épanche.
.
Moi, Colosse aux pieds d’argile,
Titan au Cœur fragile
Je tremble, vacille
Alors qu’elle, sur son piédestal,
Me regarde, me sourit
Et me tend la main.
J’hésite, j’ai peur
Mais déjà je m’avance vers elle.
Elle m’attire, me hante
Et mon cœur qui jadis
Hurlait d’épouvante a maintenant
Regagné le Silence des Sereins.
Dans mon corps de marbre
Ce cœur fléchit, s’emballe
Et je vois bien que s’il bat si bien,
C’est parce qu’elle me presse contre son Sein.
.
Alors je tressaute et me réveille.
Je souris et pleure, je respire fort.
Je suis encore seule dans ma couche
Mais un jour je sais
Que ma Venus sera là,
A mon réveil
Et me bercera dans ses bras.
.
Hier j’avais le corps en Emoi et
Le Cœur en Effroi.
Aujourd’hui mon corps est endolori
Mais mon coeur attendri…
__
(Écrit le 9 Février 2012)
Mon horloge fond,
Encore, encore une qui ne tourne plus rond !
Les minutes se rallongent,
On dirait d’la guimauve.
Ça coule, ça ne s’arrête plus
Et ça coule sur mes joues.
Ça fuit,
Le temps m’dégouline sur l’âme
Comme de l’huile. C’est infâme !
Les tic tacs sont des cris
Qui transpercent mes oreilles.
Mais l’horloge ne crie plus assez vite !
Faut qu’elle hurle plus souvent
Mais elle a fondu, le temps n’s’écoule plus.
Et les gongs, ces gongs…
Je crois que c’est moi qui pleure
Au fond d’mon lit
Comme une enfant punie,
Comme une enfant meurtrie
Qui a perdu son foyer.
Les bras de l’être aimé…
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(Hier, quand j’crevai dans mon lit ~)



